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DIORAMA camion 1/24, avec des fonds de tiroir.
(dimensions : 130cm X 90 cm)




Avec un peu d'imagination, plusieurs véhicules, quelques accessoires et figurines simples,du matériel à portée de main et de récupération, on peut donner, le temps d'une exposition, l'illusion d'une "tranche de vie".

Ayant acquis trois maquettes d'un ami qui se séparait de son stock 1/24e, deux dépanneuses et un camion « en panne », j’ai eu l’idée de les mettre en situation. Mais comme j’ai la fâcheuse manie de m’y prendre toujours au dernier moment avant une exposition, soit quelques jours avant l’échéance, il me fallait trouver quelque chose de facile et surtout rapide à réaliser. Ne recherchez pas dans ce cas-ci le réalisme absolu dans l’aspect et la présentation, il s’agit simplement d’une mise en situation. Un diorama provisoire, en quelque sorte.

Voyons dans le stock, les modèles pouvant être mis en situation : deux dépanneuses, un véhicule « en panne », quatre ancêtres dans leur jus (en fait, en attente d’une hypothétique restauration…), une roulotte de chantier (réalisée en scratch quelques années plus tôt), un lot de pièces diverses, quelques personnages et accessoires. Côté décor, un support ayant déjà servi dans un autre diorama, de la terre, des pierres, des branches, de la mousse, des « végétaux » récupérés dans des montages floraux (mariage, baptême, communion.....;finalement, tout cela n’est pas perdu.)

Parfait. Il suffirait d’un bâtiment supplémentaire et le tour est joué. Une boîte en carton retournée, deux ouvertures pour les grandes portes, du papier d’emballage pour gâteaux (style tôle ondulée) pour les volets (simuler de vieux volets de garage bloqués). Les «murs» extérieurs de la boîte sont peints grossièrement au gros pinceau plat à la teinture pour bois (chêne foncé, svp !, et brossés à sec pour donner un aspect vieilli. L’intérieur est laissé tel quel, gris clair, aspect béton, c’est parfait. Les volets sont déformés légèrement, bosselés et brossés en brun et rouille. Après séchage, ils sont collés en place. Un morceau de carton bitumé (utilisé pour le recouvrement de toiture) est utilisé pour le ....toit (y’en a 2 qui suivent, c’est bien !). Pas de gouttière, ni de descente d’eau, je n’ai pas le temps (des pailles auraient parfaitement fait l’affaire, mais il fallait les peindre et les patiner, ce sera pour une autre fois.....c'est-à-dire jamais.).

Pour parfaire le décor du terrain vague et de ses environs, par facilité (afin d'éviter la mise en peinture), j’ai utilisé des éléments naturels : terre, bois, mousse, pierres. Un mélange de terre, d’eau et de colle à bois a été étalé à des endroits judicieux. Un dolly est utilisé pour représenter le chemin avec les traces de roues. Laisser sécher, l’illusion est parfaite.

la base du décor "terrain vague"

On étale la "gadoue"

on marque les traces de roues

le résultat est parfait

Les alentours sont composés de carton bitumé pour représenter le tarmac. Des traces de passage de véhicules sont tracées avec le reste de "boue" très diluée. Idem pour les accotements de la route.






Quelques accessoires (pièces mécaniques, moteurs, cabine, des pièces de la "boîte à rebus") sont traités version "rouille" au pinceau plat.





Ma spécialité, et le principe de ce diorama éphémère : la mise en place du décor sur place, en exposition.

Les différents éléments étant positionnés (terrain vague, route, tarmac et bâtiment), il reste alors à remplir et rendre vivant.

De la terre et du laitier tamisés sont étalés sur le chemin et sur les bords de la « route ». Des restes du tamisage (brindilles, déchets divers,…) sont déposés çà et là, quelques pierres (en fait une grosse pierre cassée en multiples morceaux de dimensions différentes), deux ou trois troncs d’arbre (récupérés dans les montages floraux pour garnir les tables), de la mousse (naturelle ou synthétique), des branches pour simuler une haie d’arbre (coupées dans de vrais arbustes), et quelques petits arbustes (montages floraux) complètent le tout.

Le décor encore "vide"

Il suffit alors de mettre les véhicules en place et en situation, les personnages, les accessoires (vieux pneus, jantes, outils, bonbonnes d’air, moteur, pièces diverses, lames de ressort,...).







Un tas de pierre ici, deux arbustes là, un peu de flocage, terre et herbe sur les vieux véhicules et les pièces en extérieur. Et le tour est joué. Salez, poivrez, mettez au four et....ah, non, ça, c'est une autre recette !!

Le décor se remplit



En bout de terrain, quelques piquets avec du barbelé ( récupéré je ne sais plus où) font merveille.


Total : une journée de sélection du matériel nécessaire (puisé dans les stocks divers), deux après-midi de travail préparatif et un montage "à blanc" en guise de répétition, pour voir si "ça a de la gueule" !





Sur place, au moins une heure de montage et de mise en place. Mais le résultat en vaut la peine, au vu de la réaction du public et des maquettistes eux-mêmes.

Une solution rapide et efficace, mais du boulot sur place et du matériel à emporter.

Un avantage : cela permet, si on le reproduit sur d'autres expos, de faire varier simplement la mise en scène en plaçant les véhicules différemment, ainsi que la déco qui ne sera jamais pile deux fois la même.

Variante d'une autre expo
Texte et photos : Bernard Rongvaux.



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